La Chambre d’agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie (CAP-NC) a officiellement lancé le projet PARSANOVA à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce matin. Porté par la CAP-NC et coordonné par le chef de projet Sébastien Utard, ce programme ambitieux vise à réduire la dépendance aux pesticides dans les filières de la patate douce et du squash.
Lauréat, fin 2025, de l’appel à projets national PARSADA, initié par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire dans le cadre d’un plan d’action stratégique soutenu par l’Union européenne, PARSANOVA s’étendra sur trois ans. Lancé en octobre 2025, il associe recherche appliquée, expérimentation, production et transfert de connaissances vers les producteurs.
Le projet rassemble de nombreux partenaires techniques, scientifiques et institutionnels : AuraPacifica, l’Université de la Nouvelle-Calédonie, l’exploitation agricole du lycée Michel-Rocard, la FCTE.nc ainsi que le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Ensemble, ils entendent accompagner deux filières végétales stratégiques du territoire vers des pratiques plus durables.
Parmi les actions prévues figure la mise en place de fermes pilotes destinées à tester et à diffuser de nouvelles solutions. Plusieurs pistes innovantes seront explorées afin de limiter le recours aux produits phytosanitaires. L’une d’entre elles repose sur des solutions fondées sur la nature, notamment l’utilisation de prédateurs naturels des charançons et d’entomopathogènes, des champignons parasites étudiés par les équipes de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, sous la direction de Valérie Burtet, professeure des universités.
Autre alternative envisagée : le recours aux vitro-plants, une technique déjà utilisée localement pour certaines cultures, comme la banane. Ces travaux seront menés en collaboration avec AuraPacifica, entreprise spécialisée dans la production de plants issus de culture in vitro.
Pour mener à bien ce projet, la CAP-NC bénéficie d’un financement de 186 millions de francs accordé par le ministère de l’Agriculture.
À travers PARSANOVA, scientifiques, techniciens et producteurs uniront leurs compétences pour expérimenter de nouvelles pratiques et construire des solutions adaptées aux réalités agricoles calédoniennes. L’objectif est clair : favoriser une gestion sanitaire plus durable des cultures de patates douces et de squash, tout en préservant la compétitivité des exploitations.
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