La Chambre d’agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie, la gendarmerie et le haut-commissariat ont officialisé, le 26 mars, un partenariat visant à renforcer la sécurité dans le monde agricole. Cette convention, baptisée « Éleveurs et maraîchers vigilants 2.0 », formalise un dispositif déjà déployé sur le terrain depuis 2023.
L’objectif est clair : lutter contre les vols de bétail, le braconnage, les intrusions, les dégradations, mais aussi certains conflits en milieu rural. Pour cela, le dispositif repose sur une organisation de proximité. Des référents ont été désignés au sein de chaque brigade de gendarmerie, ainsi que parmi les agriculteurs dans les communes, afin de faciliter les échanges directs.
Des outils de communication rapides ont également été mis en place, notamment des groupes d’alerte sécurisés, permettant de signaler rapidement les faits et d’améliorer la réactivité des interventions. En parallèle, les exploitants sont encouragés à renforcer la sécurisation de leurs exploitations, par exemple via l’installation de systèmes de surveillance ou l’adaptation de certaines pratiques.
Selon les acteurs du dispositif, les premiers résultats sont positifs. Une baisse des vols et des actes de braconnage est constatée, accompagnée d’une prise de conscience accrue des agriculteurs en matière de prévention.
Par ailleurs, la convention prévoit un volet spécifique de lutte contre les circuits illégaux de revente, notamment mis en lumière dans certaines zones comme le Mont-Dore Sud, où les vols de productions maraîchères avaient fortement augmenté. Les actions menées ont permis de réduire significativement ces pratiques.
Les forces de l’ordre ont, de leur côté, intensifié leur présence sur le terrain, avec des visites d’exploitations, des opérations de surveillance et des moyens adaptés. Cette collaboration renforce le sentiment de proximité entre agriculteurs et gendarmes.
Enfin, les professionnels sont appelés à signaler systématiquement les faits dont ils sont victimes. Le dépôt de plainte reste en effet indispensable pour permettre l’ouverture d’enquêtes et assurer une réponse judiciaire adaptée.
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