Depuis plusieurs mois, la filière porcine en Nouvelle-Calédonie traverse une zone de fortes turbulences : fermetures d’élevages, difficultés d’approvisionnement pour les bouchers et restaurateurs ainsi que les quotas de production revus à la baisse.
À l’origine de cette situation, une succession de chocs majeurs : la crise sanitaire, l’explosion des coûts de transport, la hausse du prix des aliments pour animaux liée au conflit en Ukraine, puis l’effondrement de la consommation en 2024. Ces événements ont conduit à des volumes invendus importants, à une réduction des cheptels de 16 % et à un abaissement du poids des carcasses, fragilisant fortement l’équilibre économique des exploitations. Pour certains éleveurs, maintenir l’activité est aujourd’hui devenu extrêmement difficile.
Cette crise met en lumière la fragilité d’une filière pourtant stratégique, qui représente 40 % du chiffre d’affaires de l’OCEF. Elle pose aussi des questions clés pour l’avenir : meilleure anticipation des marchés, diversification des débouchés, transformation locale de la viande, sécurisation des revenus agricoles.
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